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Prix Georges Villain d'histoire de l'art dentaire

Dentistes pendant la Seconde Guerre mondiale et crimes contre l'Humanité

par
Xavier Riaud

 

Le procès des médecins nazis se termine à Nuremberg, le 21 août 1947, après 133 jours de débats 1. 7 sont condamnés à mort, 5 à l’emprisonnement à vie, 2 à 20 ans de prison, 2 à 10 ans de réclusion et 7 sont acquittés. Sur 90 000 médecins en activité en Allemagne sous le IIIème Reich, environ 350 ont commis des crimes médicaux. En 1939, sur les 16 300 dentistes diplômés, pas plus d’une centaine officient dans les camps de concentration en incluant ceux de l’administration 2.

Parmi cette centaine, seulement 7 d’entre eux ont été condamnés pour crimes contre l’Humanité, c’est-à-dire une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux » ayant engendré le meurtre et l’extermination de ces personnes.

Qui sont-ils ?

- Le Pr Hugo Blaschke est responsable des soins dentaires dans la SS, la Police et la Gestapo 3. Il est aussi le dentiste attitré de personnalités comme Hitler, Eva Braun, Bormann, Goering et d’autres. C’est une de ses prothèses dentaires qui sert à l’identification des corps calcinés de Hitler, Eva Braun et Bormann. Il est condamné à 10 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité. Il est reconnu être directement impliqué dans l’exploitation de l’or dentaire récupéré dans la bouche des morts des camps de concentration.


Pr Hugo Blaschke (1881- ?) - Histoire de la médecine
Pr Hugo Blaschke (1881- ?) 4.


Hugo Blaschke naît le 14 novembre 1881 à Neustadt en Prusse 5. Il passe avec succès son examen pour être dentiste aux U.S.A. en 1911. De 1914 à 1918, il participe à la Première Guerre mondiale en tant que médecin de campagne. Il y reçoit la croix du mérite militaire de 2ème classe avec épées, la croix du mérite militaire de 1ère classe et la croix d’honneur pour les combattants.

En 1931, Blaschke entre à la NSDAP où il prend le numéro 452 082. Le 1er mars 1931, il entre dans la SA. Le 2 mai 1935, il entre dans la SS en tant que SS-Sturmbannführer 6. Il y a le n°256 882. Le 1er juillet 1935, il se marie. Le 20 avril 1937, il est promu au grade de SS-Obersturmbannführer à l’état-major de Himmler. Le 20 avril 1939, il devient SS-Standartenführer au SS-HA. Le 1er janvier 1941, il entre dans la Waffen-SS au rang de SS-Standartenführer et en tant que chef de section sanitaire. Le 20 avril 1941, il reçoit une promotion au grade de SS-Oberführer dans l’Allgemeine-SS à l’état-major du service général du personnel. Le 30 janvier 1942, il est nommé SS-Oberführer dans la Waffen-SS au service sanitaire de la SS. Le 25 juin 1943, Hitler lui confère le titre de professeur honoraire. Le 1er octobre 1944, il passe Brigadeführer dans l’Allgemeine-SS. Le 9 novembre 1944, il accède au grade de Generalmajor de la Waffen-SS auprès du médecin du Reich SS et de la Police.

Blaschke est l’organisateur et le responsable de tout le service dentaire de la SS et le dentiste personnel de Hitler, de Himmler, de Goering, d’Eva Braun et d’autres. C’est une des prothèses dentaires, réalisée par lui, qui facilite l’identification du corps carbonisé de Hitler. Après la guerre, Blaschke est interné en tant que détenu à Nuremberg 7. Ses lieux de séjour ultérieurs demeurent inconnus.


- Le Dr Hermann Pook est impliqué dans la récupération et les statistiques de l’or dentaire récupéré dans la bouche des prisonniers morts dans les camps. Il travaille pour l’économie de la SS (SS-WVHA). Il est condamné à 10 ans de prison pour crimes contre l’Humanité et appartenance à une organisation criminelle. Il ne reste en prison que 5 ans et 9 mois. A sa sortie de prison, il reprend son exercice en Allemagne du Nord où il meurt en 1983.


Dr Hermann Pook (1901-1983) - Histoire de la médecine
Dr Hermann Pook (1901-1983) 8.


Hermann Pook naît le 1er mai 1901. Son père est dentiste 9. Il obtient son baccalauréat en 1921 à Berlin. Il fait ses études pour devenir dentiste, à Berlin, de 1922 à 1925. Il les termine avec succès en mai 1925. Le 1er octobre 1925, il ouvre un cabinet dentaire à Berlin-Lichterfelde 10. Il obtient son doctorat en 1927. En juin 1927, il se marie. Le 1er mai 1933, il entre à la NSDAP et reçoit le n° 2 645 140. En juin, il entre dans la SS. Le 30 octobre 1934, il prend le grade de SS-Unterscharführer. Le 30 janvier 1936, il est promu au rang de Scharführer. Le 26 avril 1934, il devient Oberscharführer et passe Hauptscharführer, le 9 novembre 1936. Il reçoit le grade de SS-Untersturmführer, le 9 novembre 1937. Le 15 août 1938, il est muté dans l’équipe sanitaire du SD-HA. Le 30 janvier 1941, il rejoint le service sanitaire, en tant que chef de réserve de la Waffen-SS. Il est nommé SS-Hauptsturmführer, le 1er juin 1941. Le 1er juillet 1941, il devient chef actif et Sturmbannführer au service sanitaire de la SS. Le 15 avril 1942, il exerce au commandement de la garnison SS de Berlin. Le 20 avril 1942, il accède au grade de SS-Oberturmbannführer. Le 1er février 1943, il travaille à la division SS Panzer-Grenadier. Le 3 septembre 1943, il arrive au SS-Wirtschafts-und Verwaltungshauptamt (SS-WVHA = Bureau central de gestion économique de la SS), dans le groupe de service DIII 11.

Dans sa déclaration du 20 janvier 1947, à Nuremberg, Pook affirme avoir eu la responsabilité des dentistes SS et de leurs activités dans les camps 12. Il a été chargé également des soins délivrés aux détenus (qu’il a peu pratiqué, ou brutalement, selon le témoignage du Dr Werner Gruenuss, médecin SS, dans sa déclaration, à Dachau, du 21 février 1947). Il y reconnaît enfin son implication indiscutable dans la récupération et l’exploitation, au sein de la SS, de l’or dentaire récupéré dans la bouche des morts des camps de concentration.

- Le Dr Willy Frank, 1er dentiste d’Auschwitz, est impliqué dans des sélections de convois à leur arrivée à Auschwitz, vers les chambres à gaz. Il est reconnu responsable de la mort de 1 personne pour 6 000. Il est condamné à 7 ans de prison pour crimes contre l’Humanité et crimes de guerre. Pendant son emprisonnement, il renonce à l’art dentaire.


Dr Willy Frank - Histoire de la médecine
Dr Willy Frank (1903- ?).


Willy Frank naît à Ratisbonne, le 9 février 1903. En 1916, il entre dans le corps des cadets bavarois de Munich 13. En mars 1920, il est volontaire dans le corps franc de Ritter von Epp (régiment de tirailleurs bavarois 21). En 1922, il est membre fondateur du groupe de la NSDAP de Ratisbonne. En 1923, il obtient son baccalauréat. De 1923 à 1931, il fait des études d’ingénieur mécanicien à l’Ecole Supérieure Technique de Munich. Il obtient son diplôme d’ingénieur. De 1932 à 1934, il fait ses études dentaires à Munich. Le 1er mai 1933, il adhère à nouveau à la NSDAP. Il reçoit le numéro 2 942 877, le formulaire de sa première adhésion à Ratisbonne ayant été égaré. En décembre 1934, il passe son examen dentaire d’Etat à Munich. Il a alors, une fonction d’assistant. En février 1935, il entre dans l’unité des pilotes de planeurs de Ulm. En septembre 1935, il obtient son doctorat. Le 5 août 1936, il entre dans la SS avec le numéro 289 643. Le 10 septembre 1939, il est promu Untersturmführer. En 1940, il devient membre de la Waffen-SS. En octobre 1940, il suit une instruction dans la SS Germania à Hambourg 14. Le 30 janvier 1941, il rejoint la division SS Wiking. Il participe à la campagne de Russie. Il est aussi promu au grade de Untersturmführer de la Waffen-SS. Le 25 décembre 1941, il est muté pour cause de blessure au bataillon de remplacement sanitaire SS Bad Cannstadt. Le 23 avril 1942, il est envoyé à la station dentaire de l’hôpital militaire SS de Dachau. Le 28 juillet 1942, il exerce à l’hôpital militaire SS de Minsk. Le 10 novembre 1942, il arrive au SS-WVHA et est délégué à la station dentaire SS de Wewelsburg. Le 30 janvier 1943, il prend le grade de Obersturmführer. Le 28 février 1943, il se retrouve au camp de Auschwitz. Pour son travail dans ce camp, il est décoré de la croix du mérite de guerre, 2ème classe avec épées. Le 21 juin 1944, il devient Hauptsturmführer. A partir du 15 août 1944, il est le dentiste en chef du camp de concentration de Dachau. Le 15 novembre 1944, il travaille à la 3ème Panzer-Division Totenkopf.

A la fin de la guerre, Frank est fait prisonnier par les Américains. Ils le libèrent en janvier 1947. Jusqu’au 5 octobre 1964, Frank travaille à son cabinet dentaire de Stuttgart-Bad Cannstadt 15. Il est condamné à sept ans de prison par le tribunal de Francfort lors du procès des principaux responsables SS du camp de Auschwitz, pour sa participation active dans les sélections des détenus à l’arrivée des trains et pour sa présence sur la rampe menant aux chambres à gaz 16. Ces sélections ont décidé des personnes qui ont rejoint le camp pour travailler ou de celles qui sont allées directement aux chambres à gaz. Le jugement est sans appel : « Il a été reconnu coupable d’un meurtre de masse dans au moins 6 cas pour mille. » De plus, chargé de la surveillance de la récupération de l’or dentaire dans la bouche des détenus à la sortie des chambres à gaz, sa présence aux crématoires est avérée par plusieurs témoignages. Emprisonné, il purge sa peine à la prison de Butzbach. C’est là qu’il renonce à l’exercice de la dentisterie.


- Le Dr Karl-Heinz Tauber, 1er dentiste à Auschwitz avant Frank qui à cette époque était 2nd dentiste, est impliqué de la même manière que le précédent. Sa responsabilité ayant été clairement démontrée dans les meurtres de masse, il est condamné à 6 ans de prison 17. Il meurt le 15 juin 1961.

Il naît le 16 décembre 1907, à Glogau. Il n’est pas membre de la NSDAP. Il est SS-Hauptsturmführer. Il est dentiste au camp de Dachau de 1941 à 1942 et au camp d’Auschwitz de 1942 à 1943.


- Le Dr Karl Philipp Teodor Schütz (plus de 3 mois ? de prison) est impliqué dans des crimes au camp d’extermination de Lublin-Majdanek. Le directeur du Mémorial du camp n’a pas pu me fournir davantage de renseignements sur cet homme 18.


- Le Dr Wilhelm Henkel (1905-1947) est condamné à mort et exécuté le 28 mai 1947, pour ses crimes commis au camp de Mauthausen.

Wilhelm Henkel naît le 14 juin 1909, à Odenhausen 19. Il reçoit le numéro 244 628 dans la SS et le 5 629 125 en tant que membre de la NSDAP. Il accède au rang de SS-Hauptsturmführer. Il est protestant et marié. De 1941 à 1943, il est dentiste au camp de Mauthausen. Puis, il rejoint la 3ème division SS Totenkopf en 1943 et la même année, il exerce à la 11ème division SS Nordland.


- Le Dr Walter Sonntag (1907-1948) est condamné à mort et exécuté le 17 septembre 1948, pour ses crimes au camp de Ravensbrück 20.

Walter Sonntag voit le jour le 13 mai 1907 à Meto 21. Il a le numéro SS 257 328 et le 2 683 413 dans le Parti nazi. Il obtient le rang de SS-Hauptsturmführer. Il est catholique et célibataire. En 1939, il est dentiste au camp de Sachsenhausen et au camp de Ravensbrück de 1940 à 1941. Il est transféré à la 3ème division SS Totenkopf de 1941 à 1942. Il est décoré de la croix de guerre 2ème classe.

Dans sa déclaration du 4 septembre 1947, à Düsseldorf, le Dr Doris Maase, médecin de métier et de nationalité allemande, détenue au camp de concentration de Ravensbrück, d’avril 1939 à juillet 1941, se souvient particulièrement bien du Dr Sonntag 22.

« Je sais que le Dr Sonntag a établi de la fin 1940 au début 1941, des listes entières de malades graves, d’invalides, de femmes épileptiques, de gitanes et d’inaptes au travail. Parmi ces femmes, il y avait une série de prisonnières politiques de toutes les nations. Tout le temps où j’étais à Ravensbrück, elles n’ont pas été déportées, mais j’ai appris qu’après ma sortie du camp de Ravensbrück, les transports formés par le Dr Sonntag ont été envoyés vers un lieu que je ne connais pas. (…)

Le Dr Sonntag, qui était en fait dentiste de métier, a aussi établi des listes de Polonaises et de Tchèques qui devaient être stérilisées. Chaque fois qu’une Polonaise ou une Tchèque montrait qu’elle ne parlait pas l’allemand, il s’exclamait : « Elle a un problème mental ». Et il mettait aussitôt leur nom sur la liste pour la stérilisation.

Le Dr Sonntag a aussi fait des injections mortelles dans l’infirmerie ; il les nommait « les injections purificatrices ». De cette manière, le Dr Sonntag a fait disparaître des malades graves et des cas médicaux incertains. Une camarade et moi devions dormir à l’infirmerie. Environ 5 fois, nous avons vu le Dr Sonntag venir le soir avec une seringue à la main, sans nous demander assistance, comme il le faisait normalement. Nous l’avons entendu aller dans son bureau et le lendemain, nous avons trouvé un cadavre dans cette pièce 23.

Le Dr Sonntag laissait crever des détenus dans le bâtiment des cellules sans aucune assistance médicale et il faisait ensuite des rapports falsifiés dans lesquels il disait s’être occupé pendant des semaines de ces patientes. Naturellement, il inventait aussi les causes de décès. »


Il convient en dernier lieu de citer le procès intenté contre le Dr Walter Bremmer dont j’ignore l’issue. Walter Bremmer naît le 4 juin 1911, à Bad Wildungen 24. Il a le numéro 4 627 251 dans la NSDAP et le numéro 166 881 dans la SS. Son plus haut grade est celui de SS-Obersturmführer. Il est protestant et marié. De 1940 à 1942, il travaille en tant que dentiste au camp de Buchenwald. Ensuite, il incorpore la Waffen-SS, plus exactement la 8ème division SS Florian Geyer de 1942 à 1943. En juin 1944, il arrive au camp de Flossenbürg et le 21 avril 1945, il est transféré au camp de Dachau.

Convoqué à la mairie de Wies et entendu comme témoin pour sa plainte contre le Dr Bremmer, du 7 novembre 1967, le dentiste Willi Weber-Karbach, né le 6 janvier 1905 à Strasbourg, a déclaré les choses suivantes : « J’accuse le Dr Bremmer de complicité de meurtre lors des exécutions de Flossenbürg et plus tard pendant la marche de la mort, dont il assurait la direction. Il n’a rien fait pour empêcher la mort de centaines de personnes 25. » Willi Weber-Karbach était détenu au camp de Flossenbürg et employé à la station dentaire du Dr Bremmer.

Dans sa déclaration à Bad Wildungen du 27 juin 1968, le Dr Bremmer réfute toutes les accusations portées contre lui et demande que le procès intenté contre lui soit annulé 26.


Les dentistes SS, qui ont exercé dans les camps, ont répondu aux obligations idéologiques et militaires imposées par la SS de Himmler. Ils se sont laissés corrompre par l’univers concentrationnaire et même si beaucoup ont été acquittés, peu nombreux sont ceux qui peuvent se targuer réellement de n’avoir aucune exaction à se reprocher. Les Américains considéraient que pour garder mille à deux mille soldats de la Werhmacht 27, il ne fallait que trois à quatre gardiens. Par contre, pour garder des SS, qu’ils qualifiaient de « rattlesnakes », il fallait un garde par prisonnier. Les SS étaient des soldats d’élite. Leur tournure d’esprit embrigadée dans une idéologie délétère pouvait les rendre particulièrement cruels, dénués de tous scrupules au point de rabaisser l’être humain, et notamment les prisonniers des camps de concentration, au rang d’animal, pire de jouet que l’on remplace à volonté quand celui-ci est cassé. Les dentistes SS n’ont pas échappé à cette règle et leur velléité s’est accrue par la peur de rejoindre le front de l’est en cas d’inefficacité avérée.


Références bibliographiques :

Aziz P., Les médecins de la mort. Famot (éd.), tome 3, Genève, 1975.

Bundesarchiv Berlin, Berlin, Allemagne, 2004.

Centre de documentation juive contemporaine, communication personnelle, Paris, 2003, pp. 1-7.

DÖW-Akten 50260, Wien, Autriche, 2003.

Gartiser P., manuscrit inédit, communication personnelle, Paris, 1998.

Gedenkstätte Oranienburg-Sachsenhausen, Oranienburg, Allemagne, 2003.

Kirchhoff Wolfgang (Hrsg), Zahnmedizin und Faschismus, Verlag Arbeiterbewegung und Gesellschaftswissenschaft, Marburg, 1987.

KZ-Flossenbürg, Flossenbürg, Allemagne, 2003.

Mac Lean French L., The camp men – The SS Officers who ran the Nazi concentration camp system, Schiffer Military History (ed.), Atglen, 1999.

Panstwowe Lublin-Majdanek, Majdanek, Pologne, 2003 et 2005.

Riaud X., La pratique dentaire dans les camps du IIIème Reich, L’Harmattan (éd.), Collection Allemagne d’hier et d’aujourd’hui, Paris, 2002.

Schulz Wilhelm, Zur Organisation und Durchführung der zahnmedizinischen Versorgung durch die Waffen-SS in den Konzentrationslagern während der Zeit des Nationalsozialismus, Bonn, 1989, Dissertation.

Staatsarchiv Nürnberg, Nürnberg, Allemagne, 1999.

Yad Vashem, communication personnelle, Jérusalem, Israël, 2003.

1 Aziz P., Les médecins de la mort. Famot (éd.), tome 3, Genève, 1975, pp. 21-22.

2 Riaud X., La pratique dentaire dans les camps du IIIème Reich, L’Harmattan (éd.), Collection Allemagne d’hier et d’aujourd’hui, Paris, 2002, p. 54.

3 Staatsarchiv Nürnberg, Nürnberg, Allemagne, 1999.

4 Bundesarchiv Berlin, Berlin, Allemagne, 2004, © Bundesarchiv Berlin.

5 Bundesarchiv Berlin, Berlin, Allemagne, 2004, © Bundesarchiv Berlin.

6 Schulz Wilhelm, Zur Organisation und Durchführung der zahnmedizinischen Versorgung durch die Waffen-SS in den Konzentrationslagern während der Zeit des Nationalsozialismus, Bonn, 1989, Dissertation, p. 82.

7 Schulz Wilhelm, Zur Organisation und...., op. cit., pp. 82-83.

Ce bridge est aujourd’hui exposé avec d’autres restes de la mâchoire de Hitler, dans un musée en Ukraine. Le corps d’Eva Braun a été identifié de la même manière.

8 Gedenkstätte Oranienburg-Sachsenhausen, Oranienburg, Allemagne, 2003, © Gedenkstätte Oranienburg-Sachsenhausen.

9 Gedenkstätte Oranienburg-Sachsenhausen, Oranienburg, Allemagne, 2003.

10 Schulz Wilhelm, Zur Organisation und…, op. cit., p. 85.

11 Schulz Wilhelm, Zur Organisation und..., op. cit., p. 85.

12 Centre de documentation juive contemporaine, doc. CXXXII-48, 20.01.1947, communication personnelle, Paris, 2003, pp. 1-7.

13 Schulz Wilhelm, Zur Organisation und...., op. cit., pp. 93, 94.

14 Schulz Wilhelm, Zur Organisation und...., op. cit., pp. 94, 95.

15 Schulz Wilhelm, Zur Organisation und...., op. cit., pp. 94, 95.

16 Kirchhoff Wolfgang (Hrsg), Zahnmedizin und Faschismus, Verlag Arbeiterbewegung und Gesellschaftswissenschaft, Marburg, 1987, pp. 93, 94.

17 Mac Lean French L., The camp men – The SS Officers who ran the Nazi concentration camp system, Schiffer Military History (ed.), Atglen, 1999, p. 236.

18 Panstwowe Lublin-Majdanek, Majdanek, Pologne, 2003 et 2005.

19 Mac Lean French, The Camp men…, op. cit., p. 106

20 Gartiser P., manuscrit inédit, communication personnelle, Paris, 1998.

21 Mac Lean French, The Camp men..., op. cit., p. 226.

22 DÖW-Akten 50260, Wien, Autriche, 2003, pp. 1, 2.

23 DÖW-Akten 50260, 2003, pp. 1, 2.

24 Mac Lean French, The Camp men ..., op. cit., p. 49.

25 KZ-Flossenbürg, Flossenbürg, Allemagne, 2003.

26 KZ-Flossenbürg, Flossenbürg, Allemagne, 2003

27 Yad Vashem, témoignage du Dr Samuel Glashow, dentiste de l’armée américaine, 20/11/1978, communication personnelle, Jérusalem, Israël, 2003.


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