ARTICLES - histoire de l'odontologie médico-légale

Louis XI (1423-1483) - Charlotte de Savoie (1441-1483)

Histoire de la médecine

Histoire de la médecine


Biographie
Livres
Articles
Collection
Annonce événements
Décorations
vidéoconférences
Prix Georges Villain d'histoire de l'art dentaire

Odontogrammes de Louis XI (1423-1483) et de
Charlotte de Savoie (1441-1483), sa femme

Xavier Riaud

 

Brièvement, qui était Louis XI ?

Fils de Charles VII, il naît le 3 juillet 1423. Il passe sa petite enfance enfermé au château de Loches, près de Tours. En 1439, sur ordre de son père, il part rétablir la paix dans le Languedoc, ce qu’il fait brillamment. N’ayant pas été récompensé pour ses résultats, Louis s’insurge et fomente une révolte qui est anéantit dans l’œuf, en 1440. Les combats se succèdent et lui procurent une réputation dans toute l’Europe. Fin négociateur et à la tête d’une armée féroce, il ne connaît que le succès. Sa mère décède en 1445. En butte avec Agnès Sorel, la maîtresse de son père, il est envoyé dans le Dauphiné pour réorganiser la province. C’est là qu’il se marie avec Charlotte de Savoie en 1451, sans le consentement de son père. Celui-ci, mécontent, envoie une armée qui échoue dans un premier temps à lui faire rendre raison. Par la suite, Louis doit s’enfuir et se réfugie chez son oncle, le duc de Bourgogne. Il y reste cinq années. En 1461, Charles VII décède. Louis est devenu roi de France. Il est sacré le 15 août de cette année-là. En 1465, il dissout par sa victoire à Montlhéry, la ligue de Bien public, coalition formée par les princes qu’il fait éclater aussi par le négoce de concessions territoriales séparées. En 1467, Charles le Téméraire devient officiellement duc de Bourgogne. Commence alors entre les deux hommes une lutte à mort qui se termine en 1477, avec la mort du vassal, après d’âpres luttes tant militaires que politiques qui ont vu un monarque exceller dans l’art de la corruption au point d’isoler à la fin de sa vie complètement le Bourguignon. Après de nombreux affrontements, des mariages et une politique habile, et subtile, Louis XI parvient à rattacher la Picardie, la Bourgogne, l’Artois et la Franche-Comté, à la France. Le 25 août 1483, atteint d’une hémorragie cérébrale, « l’Universelle Araigne » décède à son tour dans son château de Plessis-lès-Tours 1.


Louis XI, l’art dentaire et les dents

Lorsqu’il était enfant, son père, Charles VII, lui a attaché un médecin, Guillaume Léothier, qui n’a eu pour d’autre charge que de veiller à la bonne santé du dauphin. En 1448, installé dans le Dauphiné dont il est le protecteur, le dauphin Louis se munit d’un barbier qui est attaché à son service personnel et qui vit dans son hôtel 2.

Louis XI est décrit avec un « visage légèrement prognathe avec une forte bouche et un long nez 3. » Il est aussi dépeint ainsi : « … ses pommettes osseuses, ses joues flasques, son lourd menton, … sa bouche dédaigneuse, … Les mâchoires sont carnassières 4 ; … »

Les opérations sur les dents de Louis XI, adulte, ont été réalisées par Olivier le Daim, son premier barbier 5.

Quand Louis XI octroie de nouveaux statuts aux barbiers, médecins et chirurgiens dans l’ordonnance royale de janvier 1465, il ordonne que chacun d’eux ait chez lui, en matière de codex, le calendrier de l’année. Ainsi, avant de prescrire ou de faire une opération, ils peuvent s’assurer que la situation de la lune est favorable. En effet, les astres continuaient d’exercer une action directe sur la pauvre humanité : Saturne dominait la tête notamment et Mercure, la bouche, la langue et les dents 6.



Olivier Le Daim, son barbier

Olivier Le Daim est né vers 1428 et est mort en 1484. Il a été l’un des principaux conseillers de Louis XI et a entrepris à la demande de ce dernier, un certain nombre de missions diplomatiques qui n’ont pas toutes été couronnées de succès.

A l’origine, il s’appelle Olivier de Neckere, - Necker signifie « diable d’eau » -, ce qui lui vaut le surnom de « le Diable ». Il est le fils de Jan de Neckere, barbier gantois établi à Thielt.

En 1457, fuyant le royaume de France, le dauphin Louis fait un séjour à Thielt où il demeure dans l’hôtellerie voisine de la maison des De Neckere. Il s’attache au jeune homme et en fait son barbier. Lorsqu’en 1461, Louis revient en France pour monter sur le trône, Olivier l’accompagne.

En récompense de services rendus en 1474, le jeune roi change le nom de son premier barbier par ordonnance en Le Daim. Par le même texte, il l’anoblit, en fait un gentilhomme de sa cour et lui donne le comté de Meulan, malgré les cris de protestation de l’actuelle noblesse. Malgré tout, Louis XI « s’emploiera à rogner les prérogatives de ces officiers, qui ne doivent leur rôle qu’à la confiance du roi et dont, pour certains, il ne sent plus la nécessité dans son entourage politique. (…) Quant à la juridiction du premier barbier (Olivier Le Daim) sur les barbiers et chirurgiens, elle est battue en brèche par les baillis royaux 7. »

En 1476, Le Daim devient capitaine du château de Loches et gouverneur de Saint-Quentin. Particulièrement arrogant, le nouveau comte ne tarde pas à se faire des ennemis.

Avec d’autres, Le Daim a été un des premiers a étudié la prothèse sur des cadavres 8. A Plessis-les-Tours, château où est mort Louis XI en 1483, il existe toujours le réduit où ces hommes se sont livrés à leurs dissections malgré l’opposition de l’Eglise. C’est également dans ce local qu’a été remplacé au cours d’une opération pour la première fois en France, la mandibule d’un homme par une autre en métal. L’opéré a continué de vivre pendant 29 ans.

Le Daim quant à lui, à la mort de Louis XI, est incarcéré à la Conciergerie par ses adversaires 9. Il est accusé de différents crimes : vols, meurtres, emprisonnements arbitraires, etc…Condamné à mort, il est pendu au gibet de Montfaucon, le 21 mai 1484.



Olivier Le Daim et Louis XI - Histoire de la médecine

Olivier Le Daim et Louis XI 10.


Controverses autour de la découverte du crâne du roi

Le mystère demeure quant à la trouvaille du crâne de Louis XI qui est enterré à Cléry 11. Ses restes n’ont pas été souillés lors de la Révolution française et pourtant, il n’y avait qu’un crâne dans le tombeau royal en 1889 et pas moins de cinq en 1896. Dans le grand sarcophage royal trouvé dans le caveau de l’église et d’après des témoignages de 1792, 1818 et 1889, « ce cercueil contenait un crâne scié en deux parties. » En 1818, le constat est le même : le grand sarcophage « renfermait des ossements humains, et notamment un crâne scié en deux parties. » Le procès-verbal de cette même année confirme qu’ « il n’y a rien à changer… »

La confusion est venue du fait que de nombreux témoins ont fait l’amalgame avec des dépouilles étrangères au caveau royal.

En 1896, le docteur Duchâteau en effectue l’inventaire. Il est le premier à réaliser une étude anatomique des pièces osseuses se trouvant dans le royal cercueil. Il constate la présence de cinq crânes dans le caveau dont trois dans le sarcophage. En fait, il semble que le crâne scié soit constitué de deux fragments provenant de deux individus différents.

Dans sa description, l’abbé Saget, curé de Cléry, reprend partiellement les observations du docteur Duchâteau 12. Il cite dans son livre les éléments suivants.

« - La voûte du crâne sciée horizontalement pour l’embaumement ;

  • Fort maxillaire inférieur très prognathe ;

  • Maxillaire supérieur… »

Ce maxillaire n’est pas mentionné dans l’inventaire du docteur Duchâteau. « Faut-il voir dans cette pièce un nettoyage préalable du grand sarcophage avant la venue de ce dernier ? L’abbé Saget a-t-il prélevé cet os maxillaire au moment où il a déposé le troisième crâne ? L’a-t-il remis quand il a compris que les deux fragments de crâne scié ne faisaient pas qu’un seul crâne ? La présence originelle de cet os n’était pas impossible ; il pourrait en effet être une partie du même crâne que la voûte crânienne sciée 13. »

En fait, lors d’une intervention de l’abbé Saget dans le caveau, il semble qu’il aurait voulu faire apparaître deux crânes 14. Dans la mesure où tout le monde croyait qu’il n’y avait qu’un seul crâne, il devait déposer un autre crâne pour qu’un hypothétique Louis XI soit accompagné d’une hypothétique Charlotte de Savoie.

En le faisant, c’est en fait le crâne d’un troisième individu qu’il déposait…

Sans le savoir il a ajouté un troisième personnage à un couple qui était déjà représenté l’un par une voûte crânienne et l’autre par la base d’un crâne.

Plus qu’une manipulation, l’abbé, en grand admirateur de ce roi, aurait donc commis une erreur qu’il répare dans la liste de son ouvrage 15 paru en 1913.


Reconstruction faciale par ordinateur assisté

En 2001, le Dr Sergueï Gorbenko, directeur de l’Institut de reconstruction anthropologique de Lvov en Ukraine, a entrepris de reconstituer scientifiquement le visage du monarque. La méthode envisagée est la reconstruction crânio-faciale par ordinateur assisté. Après une étude mathématique et l’application de pâte à sculpter sur un moulage du crâne en résine, le vrai visage du roi de France apparaîtra aux yeux de tous 16. Aussi, à cette fin, le chercheur est venu avec un de ses collaborateurs, à Cléry, munis de toutes les autorisations requises pour effectuer un moulage du crâne de Louis XI. Cette mission s’est révélée périlleuse puisque l’os s’est avéré incomplet et ne garantis en rien la certitude d’une reconstruction.

Des prélèvements osseux ont été acheminés vers le laboratoire génétique moléculaire de l’Université de Nantes 17. Les analyses ADN devraient fournir des renseignements précieux. Plusieurs mois seront nécessaires avant d’avoir seulement un résultat. En effet, il manque des éléments osseux à l’étage moyen et supérieur du crâne royal.


Rencontre avec Patrice Georges de l’INRAP

M. Patrice Georges de l’Institut national de recherches archéologiques préventives dirige les recherches et les études menées autour des crânes supposés de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Alors que j’effectuais des recherches sur les problèmes dentaires de nos rois, j’ai été amené à entrer en contact avec lui. Lors de nos discussions, M. Patrice Georges m’a révélé que la dentition du crâne qui serait celui de Louis XI présentait des dents résiduelles. Sur celles-ci, des caries auraient été constatées ainsi que des infections apicales, bien qu’elles ne soient pas mentionnées sur le rapport d’expertise rendu par son équipe 18.


Rapport d’expertise communiqué par M. Georges

Il est possible de voir à la mandibule de Charlotte de Savoie, un édentement ante-mortem postérieur à la 2ème prémolaire basse droite (45), la 1ère prémolaire du même côté étant absente ante-mortem (44). Les 1ère et 2nde molaires inférieures droites (46, 47) sont absentes. Un bloc d’alvéoles vides s’étend de la canine basse droite (43) à la 2ère prémolaire gauche (35). La perte ante-mortem de la 1ère et de la 2ème molaires inférieures gauches (36, 37) est constatable. Sur une photo de face, trois alvéoles sont visibles au maxillaire, celles de l’incisive centrale gauche (21), de la latérale gauche (22) et de la canine (23) toutes aussi vides. Toutefois, il n’y a pas de perte ante-mortem constatée au maxillaire. Un torus maxillaire sur la 38 et la 48 est noté.

Pour le crâne de Louis XI, bien que vides, toutes les alvéoles à la mandibule du côté droit sont bien nettes, excepté la 1ère molaire inférieure droite (46) qui a été perdue avant la mort. A priori, une dent est encore présente. Il s’agirait d’une canine inférieure droite (43) qui présente une usure occlusale faible. En regard de cette canine, une parodontopathie est objectivable. Les alvéoles sont perceptibles jusqu’à la 2nde prémolaire du côté gauche (35). Au-delà, il y a un édentement. La 1ère et la 2ème molaires inférieures gauches (36, 37) ont été perdues avant la mort. Pour la 36, 37 et 46, la cicatrisation de l’os alvéolaire est complète. La 3ème molaire inférieure gauche présente un granulôme radiculaire de 1,2 cm x 1,2 cm, sa profondeur étant inconnue 19.

Au maxillaire, il reste deux dents, la canine et la 1ère prémolaire du côté droit (13 et 14) qui présentent une lyse osseuse en vestibulaire, ainsi qu’une usure occlusale à un stade plus avancé. En arrière, il ne semble plus y avoir de dents. Des alvéoles vides sont perceptibles de la 1ère prémolaire haute droite (14) à la canine haute gauche (23) 20. La 2nde prémolaire haute droite et la 1ère molaire haute droite (15, 16) sont absentes, ainsi que la 1ère prémolaire supérieure gauche, et la 1ère molaire haute gauche (24, 26). Pour les dents n° 15, 16, 24 et 26, la perte a été ante mortem et l’os alvéolaire est complètement cicatrisé 21.



Crânes attribués à Louis XI en haut et à Charlotte de Savoie en bas

Crânes attribués à Louis XI en haut et à Charlotte de Savoie en bas 22.



Crânes attribués à Louis XI à droite et à Charlotte de Savoie à gauche

Crânes attribués à Louis XI à droite et à Charlotte de Savoie à gauche 23.

 


Résultats

Schéma dentaire post-mortem du crâne supposé de Louis XI (1423-1483) 24:

Schéma dentaire post-mortem du crâne supposé de Louis XI (1423-1483)


Légende :

Dent - Histoire de la médecine : Alvéole vide (dent perdue en post-mortem).
Dent - Histoire de la médecine  : Alvéole vide (dent perdue en post-mortem) présentant un kyste radiculaire.
Dent - Histoire de la médecine : Dent présente dans son alvéole d’origine.

 

 

 

 

 

 



Rappel :

  • Perte ante-mortem ancienne des dents n° 36, 37 et 46 à la mandibule avec cicatrisation complète de l’os alvéolaire.

  • Perte ante-mortem ancienne des dents n° 15, 16, 24 et 26 au maxillaire avec cicatrisation complète de l’os alvéolaire.

  • Kyste radiculaire sur la dent n° 38 de 1,2 cm x 1,2 cm (profondeur inconnue).

  • Dent n° 43 avec une usure occlusale faible.

  • Dents n° 13 et 14 avec une usure occlusale plus marquée.


Remarque :

« La dent n° 43 ressemble de loin à une dent bicuspidée proche d’une prémolaire inférieure. Il y a une forte perte osseuse au niveau des dents n° 15 et 16, et l’abrasion des dents résiduelles est étonnement faible pour un homme de 60 ans, au regard de l’alimentation très abrasive de l’époque. Est-il possible de donner un âge à ces restes et de confirmer leur identité ? La question reste posée 25. »

Les dents absentes ante mortem avec cicatrisation osseuse complète laissent à penser qu’Olivier Le Daim, barbier personnel de Louis XI, et donc ce qui s’apparente à l’époque, à son dentiste, a effectué les extractions dentaires en question.

 

Schéma dentaire post-mortem du crâne supposé de Charlotte de Savoie (1441-1483) 26:

Schéma dentaire post-mortem du crâne supposé de Charlotte de Savoie  (1441-1483)


Légende :

Dent - Histoire de la médecine : Alvéole vide (dent perdue en post-mortem).

 

 

 


Rappel :

  • Perte ante-mortem ancienne des dents n° 44, 46, 47, 36 et 37 à la mandibule27.

  • Torus mandibulaire en regard de la dent n° 38.

  • Torus mandibulaire en regard de la dent n° 48.


Remarque :

S’il n’y a pas de perte ante-mortem en miroir, vue la cicatrisation osseuse bien complète antagoniste, les dents n° 16 et 17 auraient dues s’extruder et laisser des alvéoles plus courtes que la normale. Il en est de même pour les dents n° 26 et 27.


Références bibliographiques :

Albou-Talbart Sylvie, Bernard Daniel et al., Les rois de France, Hachette Collections (éd.), Paris, 2006.

Bordonove Georges, Louis XI, Pygmalion (éd.), Paris, 2008.

Cecconi L. J., Notes et mémoires pour servir à l’Histoire de l’Art Dentaire en France, L’Expansion (éd.), 1959.

Charlier Ph., Georges P., Huynh-Charlier I., Carlier R. & Poupon J., « Royales dentures. Paléodontologie et pathographie », in Actes de la Société Française d’Histoire de l’Art Dentaire, Paris, 20-21/03/2009, pp. 43-46, http://www.bium.univ-paris5.fr.

Favier Jean, Louis XI, Fayard (éd.), Paris, 2001.

Franklin Alfred, La vie privée d’autrefois – Les médecins, Plon (éd.), Paris, 1892.

Georges P., Acquaviva C., Bruzek J. & al., « Etude du caveau royal et des sépultures de la chapelle des Dunois-Longueville de l’église Notre Dame de Cléry-Saint-André (Loiret). Approche critique des données anciennes et récentes », in Rapport d’études et perspectives de recherches nouvelles, INRAP-SRA du Centre, Orléans, 2005, 346 p.

Georges Patrice, « Louis XI eut-il cinq crânes ?, évolution du nombre de crânes dans le caveau royal de l’église Notre-Dame de Cléry-Saint-André (Loiret) », in Actes du 1er colloque international de pathographie (avril 2005), De Boccard (éd.), Paris, 2006, pp. 195-214.

Georges Patrice, « Le caveau royal de Cléry-Saint-André (Loiret) : que sont devenus les os de Louis XI ? », in Les dossiers d’Archéologie, mars 2006 ; 311 : 92-99.

Georges Patrice, communication personnelle, Saint-Orens de Gameville, 2007 et 13/02/2009.

Hadamard, portrait de Louis XI et Olivier le Daim (lithographie), 1850.

Kendall Paul Murray, Louis XI, Famot (éd.), Genève, 1974.

Lapaque Guillaume, « Louis XI révélera-t-il son visage ? », in www.regioncentre.fr, novembre/ décembre 2001, pp. 1-15.

Maupoint Jean, « Journal parisien de Jean Maupoint, prieur de Sainte-Catherine de la Couture (1437-1469) », in Mémoires de la SHPIF, IV, 1877.

Riaud Xavier, collection privée, Saint Herblain, 2009.

Saget L., Etude sur la physionomie morale de Louis XI, Paris, 2ème édition, 1913.

www.Loiret.com, « Du crâne au visage de Louis XI », in Reflets du Loiret, 28/10/2001, n° 60, pp. 1-2.

 




1(*) Xavier Riaud Docteur en Chirurgie Dentaire


Cf. Albou-Talbart Sylvie, Bernard Daniel et al., Les rois de France, Hachette Collections (éd.), Paris, 2006, pp. 66-69.

2 Cf. Favier Jean, Louis XI, Fayard (éd.), Paris, 2001, pp. 41, 130.

3 Cf. Favier Jean, Louis XI, op. cit., 2001, p. 45 et cf. Maupoint Jean, « Journal parisien de Jean Maupoint, prieur de Sainte-Catherine de la Couture (1437-1469) », in Mémoires de la SHPIF, IV, 1877, pp. 1-144.

4 Cf. Bordonove Georges, Louis XI, Pygmalion (éd.), Paris, 2008, p. 239.

5 Cf. Kendall Paul Murray, Louis XI, Famot (éd.), Genève, 1974, pp. 94, 207, 306, 308, 338, 354 et 359.

6 Cf. Franklin Alfred, La vie privée d’autrefois – Les médecins, Plon (éd.), Paris, 1892, pp. 76, 202-203.

7 Cf. Favier Jean, Louis XI, op. cit., 2001, p. 364.

8 Cf., Cecconi L. J., Notes et mémoires pour servir à l’Histoire de l’Art Dentaire en France, L’Expansion (éd.), 1959, p. 114.

9 Cf. Favier Jean, Louis XI, op. cit., 2001, p. 276.

10 Cf. Hadamard, portrait de Louis XI et Olivier le Daim (lithographie). L’original est en date de 1850.

11 Cf. Georges Patrice, « Louis XI eut-il cinq crânes ?, évolution du nombre de crânes dans le caveau royal de l’église Notre-Dame de Cléry-Saint-André (Loiret) », in Actes du 1er colloque international de pathographie (avril 2005), De Boccard (éd.), Paris, 2006, pp. 195-214.

12 Cf. Georges Patrice, « Louis XI eut-il cinq crânes ?, évolution du nombre de crânes dans le caveau royal de l’église Notre-Dame de Cléry-Saint-André (Loiret) », in Actes du 1er colloque international de pathographie (avril 2005), De Boccard (éd.), Paris, 2006, pp. 195-214.

L’abbé Saget était présent lors de la visite du caveau de 1889.

13 Cf. Georges Patrice, « Le caveau royal de Cléry-Saint-André (Loiret) : que sont devenus les os de Louis XI ? », in Les dossiers d’Archéologie, mars 2006 ; 311 : 92-99.

14 Cf. Georges P., Acquaviva C., Bruzek J. al., « Etude du caveau royal et des sépultures de la chapelle des Dunois-Longueville de l’église Notre Dame de Cléry-Saint-André (Loiret). Approche critique des données anciennes et récentes », in Rapport d’études et perspectives de recherches nouvelles, INRAP-SRA du Centre, Orléans, 2005, 346 p.

15 Cf. Saget L., Etude sur la physionomie morale de Louis XI, Paris, 2ème édition, 1913.

16 Cf. Lapaque Guillaume, « Louis XI révélera-t-il son visage ? », in www.regioncentre.fr, novembre/ décembre 2001, pp. 1-15.

17 Cf. www.Loiret.com, « Du crâne au visage de Louis XI », in Reflets du Loiret, 28/10/2001, n° 60, pp. 1-2.

18 Cf. Georges Patrice, communication personnelle, Saint-Orens de Gameville, 13/02/2009 & cf. Charlier Ph., Georges P., Huynh-Charlier I., Carlier R. & Poupon J., « Royales dentures. Paléodontologie et pathographie », in Actes de la Société Française d’Histoire de l’Art Dentaire, Paris, 20-21/03/2009, pp. 43-46, http://www.bium.univ-paris5.fr

19 Cf. Georges Patrice, communication personnelle, Saint-Orens de Gameville, 13/02/2009 & Charlier Ph., Georges P., Huynh-Charlier I., Carlier R. & Poupon J., « Royales dentures. Paléodontologie et pathographie », in Actes de la SFHAD, Paris, 20-21/03/2009, pp. 43-46.

20 Cf. Georges Patrice, « Le caveau royal de Cléry-Saint-André (Loiret) : que sont devenus les os de Louis XI ? », in Les dossiers d’Archéologie, mars 2006 ; 311 : 92-99.

21 Cf. Georges Patrice, communication personnelle, Saint-Orens de Gameville, 13/02/2009 & cf. Charlier Ph., Georges P., Huynh-Charlier I., Carlier R. & Poupon J., « Royales dentures. Paléodontologie et pathographie », in Actes de la SFHAD, Paris, 20-21/03/2009, pp. 43-46.

22 Cf. Georges Patrice, INRAP, Saint-Orens de Gameville, 2007, © PG.

23 Cf. Georges Patrice, INRAP, Saint-Orens de Gameville, 2007, © PG.

24 Cf. Riaud Xavier, Saint Herblain, 2009, © Riaud Xavier.

Les schémas dentaires ci-dessus et ci-après ont été réalisés grâce aux photos des crânes supposés de Louis XI et de Charlotte de Savoie que M. Patrice Georges m’a gentiment prêtées. Ils ont été vérifiés et validés par le docteur Franck Domart, chirurgien-dentiste, qui s’est occupé de l’expertise odontologique (1995 ; rapport publié en 2006 aux Editions de Boccard) des restes de sainte Roseline (v. 1270-1329).

25 Cf. Georges Patrice, communication personnelle, Saint-Orens de Gameville, 13/02/2009 & cf. Charlier Ph., Georges P., Huynh-Charlier I., Carlier R. & Poupon J., « Royales dentures. Paléodontologie et pathographie », in Actes de la SFHAD, Paris, 20-21/03/2009, pp. 43-46.

27 Cf. Georges Patrice, communication personnelle, Saint-Orens de Gameville, 13/02/2009 & cf. Charlier Ph., Georges P., Huynh-Charlier I., Carlier R. & Poupon J., « Royales dentures. Paléodontologie et pathographie », in Actes de la SFHAD, Paris, 20-21/03/2009, pp. 43-46.


Forum - Contact - Mentions légales