ARTICLES - Guerre de Sécession américaine (1861-1865)

Doc Holliday (1851-1887)

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Doc Holliday (1851-1887) : un dentiste au Far West

 

par
Xavier Riaud

Combien d’entre nous ont les yeux qui brillent au seul énoncé des mots « cow-boys et indiens » ? Combien d’entre nous ont vu leur enfance bercée par les westerns de John Wayne, de Gary Cooper ou encore d’Errol Flynn ? Si la génération actuelle ignore cette culture, je fais partie des nostalgiques de ces aventures héroïques se terminant par un duel au pistolet dans la rue principale d’un village après que le shérif du coin ait été brutalisé par une horde de mercenaires à la gâchette facile.


Pourquoi les dentistes n’auraient-ils pas également une figure emblématique au Far West ? L’histoire de Doc Holliday a été immortalisée dans de nombreux films comme Wyatt Earp (1994) avec Kevin Costner et Dennis Quaid dans le rôle du Doc ou encore, plus anciennement, dans Règlements de compte à OK Corral (1957) avec Burt Lancaster et Kirk Douglas dans le rôle du dentiste.

Doc Holliday est devenu un mythe aux U.S.A.. Mais, laissez-moi plutôt vous conter son histoire.


Un petit garçon au visage marqué


John Henry Holliday 1 naît le 15 août 1851 à Griffin en Géorgie. Malheureusement, un palais fendu et un bec-de-lièvre encombrent son visage. Son oncle était le Docteur Henry Holliday 2, un médecin respecté et le cousin de sa femme, Crawford Williamson Long qui a été le premier chirurgien à utiliser de l’éther comme anesthésiant en 1842, mais qui hélas, ne publiera ses travaux qu’en 1849. A l’âge de 8 ans, les deux parents corrigent les défauts physiques du petit garçon avec succès. Malgré tout, il doit suivre des cours d’orthophonie. Il gardera des défauts de prononciation et quelques cicatrices sur sa lèvre qui seront dissimulées par sa moustache.


Un étudiant en dentaire assidu


En avril 1861, la Guerre de Sécession éclate. Il n’a alors que 10 ans. Sa famille toute acquise à la cause sudiste, se retrouve dans la misère à la défaite des Etats confédérés. Toutefois, ils ont pu payer les cinq dollars d’inscription de John ainsi que les frais de scolarité s’élevant à 100 dollars pour lui permettre d’entamer sa formation de dentiste au Collège de Chirurgie Dentaire de Pennsylvanie à Philadelphie 3 fondé en 1853. Il y entre le lundi 3 octobre 1870 à l’âge 19 ans. Selon toutes vraisemblance, c’est son oncle qui intervient dans le choix de l’orientation du jeune homme, estimant que le métier de chirurgien dentiste est en devenir. Pendant 5 mois, John Henry suit un enseignement sous forme d’un séminaire constitué de 2 heures de cours magistraux et de travaux pratiques le matin et d’un programme similaire l’après-midi. Son programme universitaire s’attarde également sur la chimie, la dentisterie mécanique, la métallurgie, les pathologies dentaires, l’histologie dentaire, la dentisterie opératoire, la physiologie, l’anatomie microscopique, l’anatomie sur un plan plus général et la chirurgie.

Les samedis, Holliday 4 se rend en clinique avec les enseignants dans la salle d’opération qui mesure 60 m2 et contient 28 fauteuils. Les étudiants amènent leurs instruments et sont censés les conserver. Les candidats sont tenus d’avoir 20 ans, d’avoir étudié sous la tutelle d’un précepteur, qui n’est rien de moins en fait qu’un superviseur dentaire qualifié, pendant 2 ans et d’avoir étudié dans un Collège de Chirurgie Dentaire pour obtenir leur diplôme.

Durant sa première année, John Henry s’est occupé de 39 patients, a fait 32 plombages et extrait 39 dents.

Ses compétences sont reconnues lorsqu’il ajuste avec succès, un bridge chez l’un de ses patients, mais également et surtout, lorsqu’il pose une couronne en or à une petite fille de 6 ans qui aurait duré la vie durant de cette personne qui est décédée en 1967, à l’âge de 102 ans.

Ainsi, commence la légende…


Fin d’études…


En mars 1871, il retourne dans sa ville natale et dans le cadre de ses études, il travaille dans

une clinique pendant une période de 8 mois sous la direction de son précepteur, le Dr Lucian Frederick Frink 5, un ami de son père. Il y travaille jusqu’en octobre 1871, date où il retourne à l’école dentaire pour y poursuivre son apprentissage qui a duré encore 22 semaines. Il prépare sa thèse intitulée « Les maladies des dents ». Sa soutenance porte sur la mise en place d’un plan de traitement chez un patient, la conception d’un appareil dentaire. Il présente même un de ses patients à un de ses professeurs. Ayant rempli toutes les conditions requises par le Collège de Chirurgie Dentaire, Holliday reçoit son diplôme de Docteur en Chirurgie Dentaire, le vendredi 1er mars 1872. John Henry est décrit comme un élève brillant et adroit.

John Henry Holliday à la remise de son diplôme.
John Henry Holliday à la remise de son diplôme.

Arrivée à Atlanta


Après avoir fini ses études, le jeune dentiste se rend à Atlanta où il s’associe avec le Dr Arthur C. Ford 6. Peu après le Noël 1872, Holliday 7 commence à perdre du poids et développe une tous tenace. Six mois après, le diagnostic tombe. Une tuberculose pulmonaire. Son médecin d’alors lui conseille une cure de soleil, au contact d’un air sec, une alimentation équilibrée et du repos. Doc s’en va et arrive à Dallas en septembre 1873.

Avec son associé d’alors, le Dr Seegar, il remporte 3 prix de prestige et cinq dollars chacun à une foire annuelle : le prix du meilleur dentier, celui du meilleur dentier en or et celui, enfin, du meilleur dentier en ébonite.


Joueur de poker


A la fin de 1873, John Henry comprend qu’il est de plus en plus difficile pour lui d’exercer son métier avec succès, sa maladie l’invalidant trop. Désoeuvré, il met peu de temps à découvrir le saloon St Charles de la rue Mainstreet et ses tables de jeu. Il devient un habitué du saloon Alhambra et de l’Union Varieties Bella 8 qui est le quartier général des joueurs d’expérience de Dallas toujours heureux d’accueillir des novices. Grâce à ses connaissances mathématiques, il se découvre un talent de joueur d’argent et de cartes. Ce talent lui apporte de plus un revenu substantiel non négligeable. Rapidement, il est reconnu comme un joueur respectable. Très vite, il franchit le pas du professionnalisme dans cette discipline. Mais, hélas, dans le même temps, il se met à boire.



La fin de son exercice ?


En mars 1874, son association prend fin. John Henry ouvre son propre cabinet dentaire, mais jouer et boire occupe trop son temps. Il passe régulièrement devant les tribunaux locaux suite à des rafles dans les bouges où il joue. Peu après avoir vendu son affaire, il déménage à Denison dans le Texas 9. Bien qu’il réside dans cette ville, il revient parfois à Dallas pour revoir ses amis et c’est lors du premier de l’An qu’il a un échange de coups de révolver avec le tenancier d’un saloon. Il est jugé pour agression et tentative de meurtre, mais est relaxé.

Doc quitte Denison pour Denver. Il s’arrête à Fort Griffin à la frontière texane. Cette ville est un lieu de passage de nombreux chasseurs et cow-boys, autant de proies faciles pour un joueur émérite comme lui. Une fois encore, Holliday 10 a des problèmes, mais cette fois, il n’attend pas de se justifier auprès des autorités et déménage. Dans le même temps, sa toux tuberculeuse s’aggrave.

A l’été 1875, il arrive à Denver et se fait passer pour son oncle en prenant le nom de Tom Mac Key. Il travaille en tant que donneur de cartes à la table du Théâtre Comique.

Peu après son arrivée, un gisement d’or est découvert dans les Black Hills dans le Dakota. Denver se vide peu à peu. Le dentiste décide de prendre cette destination, amis il s’arrête à Deadwood où il séjourne pendant l’hiver 1876/77.

Suite à une série de confrontations avec d’anciens adversaires de jeu qu’il s’est mis à dos, il multiplie les fusillades. Ainsi est-il blessé par le joueur de Dallas, Henry Kahn. La nouvelle est publiée dans le Dallas Weekly Herald du 7 juillet 1877, ce qui alarme aussitôt la famille de John Henry jusqu’à ce que l’information soit démentie. Malgré tout, la blessure est grave et nécessite une convalescence. Une fois rétabli, Holliday 11 repart à Fort Griffin.


Kate « Big Nose » Elder

 

Elle a 26 ans lorsqu’elle rencontre John Henry à Fort Griffin. Elle ne le quittera plus jamais. Pourtant, rien n’atteste qu’ils se soient mariés un jour. A cette époque, Doc exerçait toujours son art dans une chambre d’hôtel du Planter’s Hotel. Toutefois, sa passion pour le jeu ne l’a pas quitté et c’est en jouant avec un certain Ed Bailey 12 qu’une dispute éclate, ce dernier ayant voulu retourner les cartes, ce qui ne se fait pas. Selon les dires de Doc, alors que son adversaire était sur le point de sortir une arme, il lui plante un couteau dans les côtes. Le Marshall peu convaincu, décide de l’emprisonner dans sa propre chambre d’hôtel. Un attroupement a lieu qui réclame le lynchage de Doc Holliday. Sentant la menace, Kate fait diversion en mettant le feu à une cabane et amène un cheval derrière l’hôtel. Là, munie d’une arme, elle libère son amant et s’enfuit avec lui.

Guerre de Sécession - histoire de la médecine par le docteur Xavier Riaud

Première rencontre avec Wyatt Earp


En 1878, le couple est vu à Dodge City. Doc y ouvre un énième cabinet dentaire. Apparemment, la ville avait réellement besoin de son aide. La journée, il soulage et soigne dans l’établissement Dodge House qui est réputé pour être un endroit de dépravation. Le soir, il fréquente d’autres endroits du même type et c’est là qu’il fait la connaissance d’Ed, Bat et Jim Masterson. Ed est le Marshall de la ville, mais il est tué en novembre 1878. Peu après son meurtre, Wyatt Earp 13 et sa compagne arrive en ville. Il devient adjoint du nouveau shérif.

Leurs revenus étant faibles, il est coutumier de voir ces hommes de loi attablés autour d’un jeu de cartes avec le dentiste, s’appliquer à dépouiller des cow-boys fraîchement arrivés et dont les poches étaient bien remplies. Force est de constater que Doc se tient à l’écart des ennuis. Des témoignages attestent que les Masterson, Wyatt Earp et Doc Holliday s’évertuait à maintenir la paix à Dodge City.

A l’été 1878, le Dodge City Times passe l’annonce suivante :

« DENTISTERIE. J. H. Holliday, dentiste, offre très respectueusement ses services aux habitants de Dodge City et de ses environs cet été. Bureau : chambre 24, Dodge House. Si le client n’est pas satisfait, il sera automatiquement remboursé. »

C’est dans cette ville que John Henry sauve la vie de Wyatt Earp en tirant sur un desperado qui allait lui tirer dans le dos.


Diverses pérégrinations


Lors de l’automne 1878, la santé du joueur ne s’améliore pas. Il décide de partir à Las Vegas. Arrivé sur place, il décide d’ouvrir… un cabinet dentaire. Ses affaires ne marchant pas, sa maladie s’aggravant avec un hiver très rude, l’hostilité des autochtones quant à sa ferveur à jouer, le décident à revenir à Dodge City.

Après avoir participé au règlement amiable entre deux compagnies de chemin de fer rivales, il se retrouve à Las Vegas de nouveau et y ouvre un saloon, le « Holliday Saloon » avec un partenaire du nom de Jordan J. Webb 14. Il y connaît encore des problèmes et doit répondre aux chefs d’accusation suivants : possession de tables de jeu et d’une arme à feu susceptible de donner la mort.


Nouvelle rencontre avec Earp


En 1879, les deux hommes se rencontrent à nouveau et tombent d’accord pour partir à Tombstone dans l’Arizona, une ville prospère en pleine croissance, d’autant plus que John Henry vient d’être blessé lors d’une altercation avec une vieille connaissance, Charlie White, que le dentiste avait expulsé pour tricherie alors qu’il officiait en tant que donneur de cartes.

Le joueur de poker rejoint Earp à Tombstone, seul, sans Kate. Il investit dans des affaires avec les frères Earp et une fois de plus, il ne s’écoule que très peu de temps avant que de nouveaux problèmes l’assaillent et l’amènent au tribunal pour port d’arme et préméditation de meurtre. Fort heureusement pour lui, aucun des accusateurs n’est présent au procès. Doc plaide coupable pour coups et blessures et s’en tire avec une amende de 20 dollars. Sa victime, responsable de la dispute, s’en tire avec une blessure sérieuse à la main.


Une diligence attaquée


Le 15 mars 1881, une diligence est attaquée. Ses deux servants sont tués et 80 000 dollars sont

dérobés. Tout de suite, un ami du Doc est pressenti comme l’un des voleurs. La rumeur enfle et implique directement Holliday 15 dans l’affaire. Le shérif Behan n’a dès lors de cesse d’impliquer Holliday par tous les moyens. Behan est jaloux des attentions que marquent sa petite amie envers Earp et acoquiné de gangsters, il supporte mal l’ombre que la famille Earp et ses amis lui font. Ainsi, faisant boire Kate, il lui fait signer un papier incriminant Holliday dans les meurtres de l’attaque de la diligence. Le dentiste est aussitôt arrêté. Sa compagne se rétracte aussitôt. Les poursuites sont abandonnées. Suite à plusieurs fusillades, les témoins pouvant l'innocenter sont éliminés un à un, y compris les vrais coupables. Lors d'une d'entre elles, Doc est blessé à la jambe et doit marcher avec une canne.

Holliday à Tombstone en 1882. - Guerre de Sécession - Histoire de la médecine par le docteur Xavier Riaud

Règlements de compte à OK Corral


- Contexte :

Virgil Earp est le Marshall de Tombstone. Wyatt était Marshall des Etats-Unis, mais a démissionné quelques temps avant sa venue dans la ville.

Il est de notoriété publique que les Clanton 16 ont menacé de mort à de nombreuses reprises Doc Holliday et que les Earp découragent systématiquement toutes leurs entreprises illégales. Behan, le shérif local, est un affidé aux Clanton et est impliqué dans toutes les manipulations frauduleuses que ceux-ci mettent en place. De plus, alors qu’il a promis à Wyatt Earp de le faire shérif adjoint, il fait volte-face et nomme un de ses comparses, Frank Stillwell. La tension monte et une amertume incommensurable ne cesse de s’accroître entre les deux parties. Il est connu que Behan et ses hommes ferment régulièrement les yeux sur les infractions qui se produisent en ville à commencer par ceux qui violent la règle du dépôt systématique des armes à feu à l’entrée de la ville. Toutefois, cette organisation du crime ne parvient pas à avoir la main mise sur la ville qui obéit au doigt et à l’œil des Earp et de leurs amis, à commencer par Doc

Holliday.

Wyatt Earp, 1883. - Histoire de la médecine par Xavier Riaud

- Le duel :

OK Corral est une écurie. C’est à son entrée que les Clanton, les McLowrys et Billy Claiborne se tiennent ce mercredi 28 octobre 1881 ;

Doc Holliday, Virgil, Wyatt et Morgan Earp se rejoignent au saloon Hafford’s Corner. Des témoins attestent qu’ils étaient vêtus de longs manteaux noirs, qu’ils constituaient un groupe impressionnant d’une taille moyenne d’environ 1,80 m.

Reuben Coleman 17, un mineur local, s’approche du groupe et leur signale l’attroupement devant OK Corral. Les individus sont armés et cherchent les ennuis. Coleman a été trouvé le shérif Behan pour qu’il les désarme avant que des troubles éclatent. Dans le même temps, le mineur rencontre Virgil Earp.

Virgil aurait, pour asseoir son autorité, pris la canne de Doc qui se serait emparé du fusil du Marshall. Au préalable, Virgil fait prêter serment à ses frères et à leur ami. Puis, ils partent avec l’objectif de désarmer les Clanton et les Mc Lowry, en sachant que ceux-ci ne se laisseront pas faire.

Arrivé sur place, le Marshall s’adresse aux cinq hommes attroupés et les enjoints de lever les mains. Aussitôt, deux coups de feu éclatent. Personne n’est certain de qui a tiré le premier, bien que tout le monde s’accorde à penser qu’il s’agit de Wyatt Earp qui blesse Frank Mc Lowry à l’estomac. Dans les trente minutes qui suivent, c’est la confusion la plus totale. Les coups de feu fusent de toutes parts. Billy Clanton est touché par plusieurs balles et de son côté, Doc Holliday fait feu avec son fusil blessant grièvement Tom Mc Lowry qui fait plusieurs pas dans la Fremont Street et s’écroule mort.

Morgan Earp et Virgil sont tous deux blessés : le premier au bras et le second à la jambe. Doc se retourne et tire de nouveau sur Frank Mc Lowry. Doc reçoit une balle dans son holster de pistolet pendant que Virgil et Mc Lowry tombent, le deuxième étant touché à mort.

Les frères Mc Lowry et Billy Clanton sont morts. Les deux autres protagonistes ont pu s’enfuir.

 

- L’enquête :

Trois jours après, le 29 octobre, le médecin coroner enquête et défère devant le tribunal les frères Earp et Doc Holliday pour meurtres. Compte tenu de leurs blessures, Virgil et Morgan n’apparaissent pas sur le banc près des autres accusés. Les deux autres hommes sont arrêtés par Behan et relâchés sous caution. Will Mc Lowry qui est le frère des deux morts et avocat de métier, fait en sorte de convaincre le juge de les emprisonner de nouveau et d’annuler la caution. Le 4 novembre, Wyatt Earp et Doc Holliday sont libérés sur ordonnance. Les quatre hommes vont devoir expliquer pourquoi ils ont été inculpés injustement.

Le journal local, le Nugget, est contrôlé par les hommes du Shériff Behan 18. De fait, la presse locale se déchaîne et multiplie les invectives envers la justice pour que les quatre accusés soient condamnés.

L’acquittement est prononcé. Quelques jours plus tard, Morgan Earp est tué d’une balle dans le dos. Wyatt Earp retrouve un à un les coupables et les tue tous. Doc est à ses côtés.

Les acolytes décident de quitter Tombstone où ils sont devenus persona non grata. Ils arrivent le 7 mai 1882 à Pueblo où un homme affidé à Behan attend le dentiste pistolero et lui passe les menottes avec une accusation du meurtre de l’adjoint du shérif de Tombstone, Frank Stillwell. Holliday est libéré, mais à nouveau il se retrouve arrêté par un autre comparse de son vieil ennemi. Une nouvelle fois, il est relaxé. Malgré de nombreuses provocations en duel que le Doc refuse déterminé à respecter la loi, John Henry ne peut éviter Billy Allen venu le tuer. Un duel a lieu où l’agresseur est blessé et désarmé. A nouveau, Doc Holliday se retrouve dans le collimateur de la justice. Cette fois, il est accusé d’agression avec préméditation de meurtre. Il est jugé non coupable.


Fin de vie… Début de la légende

 

Il séjourne quelques temps à Denver, Silverton, puis revient à Denver 19. Il apprend que les eaux soufrées de Glenwood sont susceptibles d’améliorer son état. Kate le rejoint là-bas et s’occupe de lui. Il essaie de pratiquer à nouveau la dentisterie, mais renonce ses accès de toux rendant la chose impossible. Il se remet à jouer, mais les sources thermales aggravent plus son état qu’elles ne l’améliorent. La troisième semaine d’octobre 1887, il est alité et délire. Il meurt dans sa chambre à l’Hôtel Glenwood, à Glenwood Springs dans le Colorado, le 8 novembre 1887, à l’âge de 36 ans.

Si Doc Holliday a été indéniablement un dentiste brillant, il a fait sa réputation à la force de son « six-coups ». Son habileté à manier les cartes et sa dextérté dans l’utilisation de son arme ont contribué à faire de lui une véritable légende du Far West.

Fauteuil dentaire de Holliday20 de 1873 à 1879
Fauteuil dentaire de Holliday 20 de 1873 à 1879

Notes :

1- Tanner Holliday Karen, Doc Holliday: a family portrait, University of Omaha Press, 1998.

2- Ross Rufus M., Doc Holliday: Gun Totin’ dentist of the wild West, in Dent. Hist., November 2001; 39: 30-44.

3- Riaud Xavier, L’influence des dentistes américains pendant la Guerre de Sécession (1861-1865), L’Harmattan (éd.), Collection Médecine à travers les siècles, Paris, 2006.

4- Roberts Gary L., Doc Holliday : The Life and Legend, John Wiley & Sons, Inc., 2006.

5- Tanner Holliday Karen, Doc Holliday…, op. cit., 1998.

6- Looper JW., John Henry Holliday, DDS: Georgia’s most famous dentist, in JADA, 87: 250-256, 1973.

7- Roberts Gary L., Doc Holliday…, op. cit., 2006 & Harn Stanton D. & Helin Gary K., Doc Holliday’s dental chair, in J. Hist. Dent., March 1999; 47 (1): 7-9.

8- Ross Rufus M., 2001, pp. 30-44.

9- Myers JM., Doc Holliday, Little, Brown Co., 1955; University of Nebraska Press, Lincoln, Nebraska, 1973.

10- Tanner Holliday Karen, Doc Holliday…, op. cit., 1998 & http://en.wikipedia.org, Doc Holliday, pp. 1-10.

11- Roberts Gary L., Doc Holliday…, op. cit., 2006.

12- Harn Stanton D. & Helin Gary K., 1999, pp. 7-9.

13- Ross Rufus M., 2001, pp. 30-44.

14- Tanner Holliday Karen, Doc Holliday…, op. cit., 1998.

15- Jahns P., The frontier world of Doc Holliday, New York, Hastings House Pub., 1957.

16- Tanner Holliday Karen, Doc Holliday…, op. cit., 1998.

17- Tanner Holliday Karen, Doc Holliday…, op. cit., 1998 & www.jhholiday.com, John Henry Holliday, DDS, 2004, pp. 1-2.

18- Jahns P., The frontier world…, op. cit., 1957.

19- Roberts Gary L., Doc Holliday…, op. cit., 2006.

20- Harn Stanton D. & Helin Gary K., 1999, pp. 7-9.

 

Bibliographies :

- Harn Stanton D. & Helin Gary K., Doc Holliday’s dental chair, in J. Hist. Dent., March 1999; 47 (1): 7-9.

- http://en.wikipedia.org, Doc Holliday, pp. 1-10.

- Jahns P., The frontier world of Doc Holliday, New York, Hastings House Pub., 1957.

- Looper JW., John Henry Holliday, DDS: Georgia’s most famous dentist, in JADA, 87: 250-256, 1973.

- Myers JM., Doc Holliday, Little, Brown Co., 1955; University of Nebraska Press, Lincoln, Nebraska, 1973.

- Riaud Xavier, L’influence des dentistes américains pendant la Guerre de Sécession (1861-1865), L’Harmattan (éd.), Collection Médecine à travers les siècles, Paris, 2006.

- Roberts Gary L., Doc Holliday : The Life and Legend, John Wiley & Sons, Inc., 2006.

- Ross Rufus M., Doc Holliday: Gun Totin’ dentist of the wild West, in Dent. Hist., November 2001; 39: 30-44.

- Tanner Holliday Karen, Doc Holliday: a family portrait, University of Omaha Press, 1998.

- www.jhholiday.com, John Henry Holliday, DDS, 2004, pp. 1-2.


Résumé:

Doc Holliday est devenu une légende du Far West américain. Dentiste à l'origine, atteint d'une tuberculose qui l'empêche d'exercer, il ne pratique son art qu'occasionnellement. Il devient un joueur de poker émérite et un tireur d'élite qui s'illustre dans de nombreux duels. Son nom entre dans l'histoire de l'Amérique au côté de celui de Wyatt Earp, lors de l'affrontement avec les Clanton à OK Corral.


Summary :


Doc Holliday became a legend of the American Far West. Originally a dentist, he was struck down by tuberculosis, a disease which kept him from practicing. He was only able to practice his art occasionally. He soon became a skilled poker player and a sharpshooter, a skill which he put into practice in several duels. His name made history when, with the legendary Wyatt Earp, he confronted the Clantons at the OK Corral.

 


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